Anti-féminisme, vraiment?

8 04 2012

Que certaines femmes ne s’identifient pas comme féministe, je peux comprendre. J’ai longuement moi-même été une sexiste envers mon propre sexe. J’imagine que je mettais toutes les femmes (ou filles, à cette époque) dans le même panier. Que le maquillage, les potins et les bébés ne m’ont jamais attiré. Et j’ai fini par rencontrer des personnes de sexe féminin qui correspondait autant au stéréotype féminin que moi. C’est-à-dire, pas du tout. Tranquillement, j’ai compris que chaque femme, ou personne s’identifiant comme tel, vient avec des intérêts aussi divers que possible. Jamais un stéréotype ne peut arrêter une personne d’être. Personne ne peut être un stéréotype. Et tout doucement, sans m’en rendre compte, je suis devenue une féministe.

Récemment, alors que je me marchais avec un ami au beau milieu de la nuit, on remarque plusieurs jeunes femmes se promenant pieds nus dans la rue, car leurs talons hauts devait leur faire trop mal. Il me demande alors
-Comment font-elles pour marcher avec ça?
-Et de quelle façon, devrais-je savoir ça? lui répondis-je pointant mes souliers de skate
-Ah, mais t’es pas une femme, toi.

Ah, non? Et pourquoi donc? Parce que je ne porte pas de talons hauts? De maquillage? Que je n’ai pas le rêve de fonder une famille? Que j’aime regarder le sport à la télé? Que je sacre? Oh, au moins, j’aime cuisiner.

On peut ne pas s’identifier féministe. Mais vouloir retourner aux années 1950? Vouloir être une femme au foyer? Le désirer, même? Penser qu’il est vrai que les hommes sont supérieurs? Dénigrer les autres femmes? Ne pas se battre pour une égalité salariale? Un accès identique aux travail/études? Une lutte contre le viol? Une représentation juste dans les médias/le gouvernement/le monde du divertissement?

Ça me dépasse. Tout simplement.

Publicités