Le désir

19 03 2009

Du coin de l’œil, je t’observe
À la dérobée, je suis tes mouvements
Je cherche ton regard
C’est le jeu du chat et de la souris

Ce n’est pas que tu ne veux pas, c’est que tu ne peux pas

Soudainement, ton désir prend le dessus
À deux mains, tu t’agrippes à mes deux fesses rondes
Ta langue se fraie un passage entre mes lèvres
Tes mains se promènent sur mon corps, sans crainte ni tabou
« Crisse que j’te veux » que tu lâches dans un soupir
Il ne m’en fallait pas plus
Tout en embrassant ton torse, je défais la ceinture retenant ton pantalon…





Quête éternelle de la vie

10 10 2007

Tranquillement.
La pluie ruisselle doucement.
Sur mon cou.
Mes bras.
Ma vue se brouille.
Ralentir.
Étirer mon bras.
Me hisser dans la rue.
Wouah.
Never fear to fail.
Continuer.
Courir.
Plus vite.
La sueur coule sur mon front, se mêle à la pluie.
Vite.
Se réfugier.
Maison en construction.
Vite, au deuxième.
Respirer.
Dormir.
Birds are singing.
Le sang sur mes mains.
L’angoisse du nouveau jour.
En fuite, toujours.

Et je la vois, elle court, elle ne sait plus où se cacher, elle est perdue, je voudrais tellement aller la chercher. La réconforter, la rassurer, lui dire que tout va bien aller, que nous allons nous en sortir.

Mais je n’ose pas. Je suis paralysé. Son air de chien battu ne me convainc même pas de foutre mon cul dehors pour la sauver.

Lâche!

Et elle court.
Vite, plus vite.
Ah, une maison en construction.
Vite avant que le jour ne se lève.
Et que les recherches recommencent.
Des escaliers.
Et la surprise.

Qu’est-ce que tu fais là?

Nos mains de sang séché s’effleurent.
Nos regards de braise se croisent.
Nos langues s’entremêlent.
Nos corps ne font qu’un.
La passion.

Main dans la main, ils courent.
À la poursuite de l’océan.





Exploration

9 04 2007

Haletante, elle reprenait son souffle.
Les cheveux en bataille.
Le coeur battant à tout rompre.
Sa main droite reposant entre ses cuisses nues.
Son imagination s’était arrêté sur une image très omniprésente pour elle.
Deux femmes. L’une sur l’autre. Se léchant mutuellement.
Cette scène l’a faisait toujours chavirer.
Particulièrement par de moites soirées d’été.
Elle décida d’aller prendre l’air sur son balcon.
Amusée, elle observait la réaction des passants.
Une femme nue sur son balcon. Sans gêne, celle-là.
Tranquillement, le plaisir de s’exhiber l’excita encore plus profondément.
Elle effleura l’intérieur de ses cuisses. Son ventre. Ses seins.
Sa main glissa alors sur son clitoris. Et elle ne pût s’empêcher de frissonner.
Doucement, ses doigts entrèrent un à un.
Elle empoigna fortement son sein gauche.
Le serrant. Faisant aller ses doigts d’autant plus rapidement.
Jusqu’à l’extase.





Vaincre.

3 04 2007

Exposer sa rage.
La libérer.
Tout évacuer.

Crier.
Pleurer.
Sacrer.
Hurler, s’il le faut.

Courir.
Sauter.
Pédaler.

À toute vitesse.
Sans s’arrêter.

Mais mourir, non jamais.





Les agendas de mon secondaire 4/4

1 03 2007

Et la dernière de cette merveilleuse série qui m’aura occupé pendant vingt grosse minutes ;)

Cette ville, ces maisons…pour vivre! C’est insensé! Tous ces clous plantés avec ennui. Toutes ces briques collées par des maçons qui s’ennuyaient, qui pensait à autre chose, que le maître-maçon s’amusait à humilier. La ville, c’est les hommes qui cherchent à s’enraciner pour toujours. L’homme dépérit, meurt, se couche dans son cercueil et se puvérise; ses racines de brique restent debout, restent là, à harguer sa tombe. Immortelles.

– Réjean Ducharme –





Les agendas de mon secondaire 3/4

1 03 2007

Une courte, mais si mignonne.

We can plant a house.
We can build a tree.
I don’t even care.

– Kurt Cobain, Nirvana –
R.I.P, man!





Les agendas de mon secondaire 2/4

28 02 2007

Pour votre plaisir…

La vie

Mais aussi bien le faire qu’on en finisse; ma vie est en dégringole. Rien ne va plus et le prix des Honey Comb a encore augmenté! Les américains bombardent l’Irak de déchets nucléaires, et mon deuxième voisin de gauche vient de s’acheter une nouvelle souffleuse. 80% de la richesse est détenue par 4% de la population. Mais que faire en pensant à ces bons morceaux de chocolats dans les muffins de Tim Hortons, et ce pendant que deux pelletés de raisins secs se retrouvent chaque jour dans une boîte de Raisin Bran? Et ça tout en sachant pertinemment que le réchauffement de la planète n’est qu’un vaste complot de la CIA pour vendre le plus de popsicles possible à l’ensemble de la population éthiopienne afin de les faire engraisser et ainsi créer un marché pour le SlimFast. La vie est dure mais les oiseaux font cui-cui. Maman? C’est toi maman, ou n’est-ce qu’un vieux rideau sale? Mon chien a quatre pattes. Ma chaise a quatre pattes. Donc mon chien est une chaise?
Attention, peuple de la terre, la folie nous guette tous! Watch out y’a plein de p’tites bébittes partout!

– Auteur Inconnu –