Treizième jour : Écrire un poème de cinq vers : Chaque vers doit commencer avec un verbe à l’infinitif, ce verbe doit être relatif à un sens (odorat, ouïe, toucher, goûter ou vue).

29 05 2011

Observer son corps nu du coin de l’œil,
Effleurer sa douce peau du bout des doigts,
Tendre l’oreille à sa voix mélodieuse,
Humer l’air parfumé provenant de ses cheveux, et
Goûter à pleine langue et à pleine bouche son corps entier.

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Douxième jour : À partir du texte du jour 11 (celui réécrit), développe ton histoire pour doubler le nombre de mots (l’original fait 105 mots, donc au minimum 200 mots).

28 05 2011

Une cinquantaine de personnes étaient réunies pour les enchères et donner un peu de viande au Chat. Comme si c’était nécessaire d’être autant pour nourrir un chat! Elle ne comprenait pas cette attitude étrange, mais puisque le Chat le voulait. Sans rien demander en retour, ou rien de plus, tout ce beau groupe retourna en ville. Elle en profita donc pour passer la matinée dans la bibliothèque du Palais de Restaurants. Tout ce que vous pourriez imaginer de mieux en terme de bouffe. Un choix incroyable, une qualité surprenante et des quantités à donner le vertige à un ogre. Lorsqu’elle revint au minibus, l’homme ne fit qu’assister à une vente à l’encan. Encore! Elle ne comprenait pas la voix aux accents métalliques lorsqu’il faisait monter la Justice, mais qu’y pouvait-elle. Et passa donc plutôt l’après-midi à traîner dans les boutiques et se promener sous la pluie. Elle trouva refuge dans une grande salle où aucun mouvement ne répondit à ses questions. Elle était très drôle à voir avec ses petites lunettes rondes, et puis il y avait le commissaire-priseur, rouflaquette et qui produisait une curieuse mélopée qui la déconcertait. Penaude, elle retourna encore une fois au minibus et le Chat l’accueillit en ronronnant.





Onzième jour : Exercice à partir d’un extrait de Volkswagen Blues de Jacques Poulin. Réécrire le texte en changeant l’ordre des lignes (aucune ligne ne doit se suivre et la première et la dernière ne peuvent pas conserver leur place) en ajoutant/retirant le minimum de mots et seulement pour que le texte reste cohérent.

27 05 2011
  1. Elle passa la matinée dans la bibliothèque du Palais de

  2. Justice et l’après-midi à traîner dans les boutiques et les

  3. restaurants. Lorsqu’elle revint au minibus, l’homme ne fit

  4. aucun mouvement et ne répondit pas à ses questions. Elle

  5. donna un peu de viande au chat, puis retourna en ville

  6. sous la pluie. Elle trouva refuge dans une grande salle où

  7. une cinquantaine de personnes étaient réunies pour

  8. assister à une vente à l’encan. Elle ne comprenait pas un

  9. mot de ce que disait le commissaire-priseur, mais il était

  10. très drôle à voir avec ses petites lunettes rondes, ses

  11. rouflaquettes et la curieuse mélopée que produisait sa

  12. voix aux accents métalliques lorsqu’il faisait monter les

  13. enchères.

Une cinquantaine de personnes étaient réunies pour les enchères et donner un peu de viande au chat, puis retourner en ville. Elle passa la matinée dans la bibliothèque du Palais de Restaurants. Lorsqu’elle revint au minibus, l’homme ne fit qu’assister à une vente à l’encan. Elle ne comprenait pas la voix aux accents métalliques lorsqu’il faisait monter la Justice et passa l’après-midi à traîner dans les boutiques et sous la pluie. Elle trouva refuge dans une grande salle où aucun mouvement ne répondit à ses questions. Elle était très drôle à voir avec ses petites lunettes rondes, ses mots que disait le commissaire-priseur, mais il était rouflaquette et la curieuse mélopée qu’il produisait n’y changea rien.





Dixième jour : Écrire un court texte dans une langue inventée.

27 05 2011

Quarewtensie schlamafalas turyonine parlatoni quinton zaresse ku mu zitareski vafala zibarouma. Sarafouni waresweski zakkama li kuri. Zamba siru tode fraski foulala. Zibabi!





Neuvième jour : Exercice en trois parties

26 05 2011

1 – Faire 5 minutes (ou plus) d’écriture automatique.
Lorsque tu m’embrasses, je ne pense plus à rien. Le monde tel qu’il existe n’est plus. Ce n’est que couleurs, sensations et rien d’autre. Je me sens comme un personnage de dessins animés. Rabaissé à l’animal en moi. Et ce n’est qu’un baiser. Tu as un pouvoir incroyable sur moi. C’est plus fort que toi et tu le sais. Tu pourrais me faire faire n’importe quoi. Pas n’importe quoi genre « Te décrocher la lune », non plutôt « I’d robbed a bank for you ». Mouais. Je sais pas pourquoi. Tu n’es même pas si belle, ni si attirante. Tu es somme toute ordinaire. Mais il y a quelque chose qui se dégage que toi. Personne ne peut résister. Je suis juste le plus faible de la gang. Tous ceux qui te rencontrent s’en rendent compte. Ils sont attirés sans savoir pourquoi. Une attraction. Plus puissant que ce qui nous tient sur Terre. J’y crois pas. Je veux que tu sois laide. Je veux que tu n’es pas ce pouvoir. Je te veux loin de moi. Je ne veux plus jamais te voir. Mais chaque fois que ton regard croise le mien, je me sens possédé. Oui, possédé. Mais il n’y a rien que je puisse faire.

2 – Choisir un mot du texte.
Possédé.

3 – Décrire ce mot en trois lignes (sonorité, ce qu’il rappelle, pourquoi l’avoir choisi, etc.)
C’est le mot qui décrit le mieux l’ensemble du texte à mon avis. Il a une connatation sexuelle intéressante (certains diraient déviante, peut-être parce qu’il implique une fascination, une obsession et pas seulement l’attirance). C’est aussi un mot qui peut impliquer plusieurs sous-entendu.





Huitième jour : Exercice de style (la suite) – Reprendre les textes du jour 6 et 7 et créer la description du lieu à la deuxième personne du singulier, donc avec un point de vu subjectif.

25 05 2011

Pour te rendre sous le pont, il a fallu que tu empruntes un petit sentier abrupt foisonnant de mauvaises herbes et bordant l’autoroute. Dangereux, il t’a donné la frousse comme à plusieurs de ceux qui ont foulé son sol. La terre est battue à force d’avoir eu des pieds la tapant, mais la nature – lire les mauvaises herbes – essaye toujours de reprendre le dessus.

Rendu au niveau de la rivière le spectacle t’était à la fois désolant mais aussi d’une beauté remarquable. Urbain dans une nature souillée. Un mélange incertain de mauvaises herbes, de béton, de branches, de graffitis, de rond de feu, de bouteilles de bière vides et d’autres éléments insolites comme un panier d’épicerie. C’est comme une toile d’un artiste contemporain : tu sais pas ce que c’est, mais tu sais que tu as une émotion.

Machinalement, les vagues s’écrasent sur la structure du pont tentant, sans succès, du moins pour le moment, de détruire et d’effacer son béton et ses graffitis. Semblable à un sapin dans la tempête les piliers du pont restent infaillibles et immobiles.

Naïvement, tu as cru que cet endroit serait magique et te transformerait, mais l’odeur de poisson mort qui règne te répugne. Malgré tout, cet endroit a été et sera, sans contredit, le témoin de plusieurs partys et rencontres.





Septième jour : Exercice de style – Reprendre le texte du jour 6 (description de lieu) et le couper à environ 50% pour avoir un texte d’une centaine de mot.

24 05 2011

Pour se rendre sous le pont, il faut emprunter un petit sentier abrupt foisonnant de mauvaises herbes et bordant l’autoroute. Dangereux, il donne la frousse à plusieurs de ceux qui ont foulé son sol.

Rendu au niveau de la rivière le spectacle est pour certains désolant pour d’autres d’une beauté remarquable. Un mélange incertain de mauvaises herbes, de béton, de branches, de graffitis, de rond de feu et de bouteilles de bière vides.

Naïvement, j’ai cru que cet endroit serait magique et me transformerait, mais l’odeur de poisson mort qui règne me répugne.