Vingtième jour : Une histoire construite avec cinquante phrases de dix mots.

9 06 2011

Le ciel était sombre et bas, rien d’inhabituel par ici. L’air était lourd, le souffle du meurtrier chaud.Il était impatient d’accomplir son acte, désireux d’agir.C’était son moment préféré, l’attente l’excitait toujours.Il l’a repéra rapidement au coin de la rue.Elle semblait l’attendre; il en était plus que satisfait.Un sourire se dessina sur son visage habituellement impassible.Il sorti tranquillement un couteau de sa poche, le soupesa.Il glissa ses doigts sur la lame pour la tester.Il l’empoigna fermement et se dirigea vers la fille.D’un pas décidé, il arriva rapidement à ses côtés.Sa respiration était profonde, rauque et lente mais calme.Il était maître de lui; il connaissait ses gestes par cœur.Il prit le temps de la détailler de derrière.Elle était vraiment jolie qu’il se dit.Mais ce n’est surtout pas la peine de s’attacher.Il se positionna rapidement derrière elle, et l’empoigna.Il lui mit le couteau sous la gorge.Et apposa sa main gantée sur sa bouche.Avant même qu’elle ai eu le temps d’ouvrir la bouche.Il profita du moment, le savoura, il adorait ça.Savoir sa victime à sa merci l’excitait en tout temps.Il aimait tellement être en contrôle que s’en était maladif.Ce n’est pas pour rien qu’il tue, n’est-ce pas!Son couteau glissa comme dans du beurre sur sa gorge.Le sang se mit à couler tranquillement sur le sol.Elle s’effondra presqu’instantanément ce qui le fit sourire.Il fit ensuite deux entailles dans chacun de ses poignets.Sans perdre son temps, il s’éloigna de la scène de crime.Pas trop rapidement, il ne faut pas avoir l’air suspect.Il connaissait son rôle par cœur et l’aimait.Il entra ensuite au troisième étage d’un immeuble.Il prit son temps pour se nettoyer et brûler son linge.Pour ne pas être aperçu, il sortit par derrière.Il se glissa par l’escalier de secours et emprunta la ruelle.C’est ce moment-là qu’il trouvait le plus dur.Il n’était plus en transe, la réalité reprenait le dessus.Il devait faire face à la réalité, l’implacable.Il la détestait, mais n’y pouvait rien.Car étrangement, il avait quand même un désir de vivre.Cette bête qui vivait en lui, qui le poussait à tuer.Elle voulait tellement exister et vivre, c’en était insupportable.Alors, il avait appris à coexister avec elle, pas le choix.Il n’était pas schizophrène et ne répondait pas à des « voix ».Il avait seulement le « mal » qui vivait à lui.Et qui se nourrissait de meurtres sordides (mais rapides). Il n’aimait pas faire souffrir, c’était contre sa nature. Mais oh qu’il aimait le pouvoir de tuer et de choisir. Ouais, choisir qui méritait de vivre selon lui. Pour lui, c’était ça le bonheur à l’état pur.


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