Seizième jour : Réécrire l’extrait La sœur de Judith de Lise Tremblay avec des dialogues en omettant un minimum d’éléments.

1 06 2011

Judith était en train de laver la tête de Régis et je suis entrée pour l’aider. À chaque fois, c’était une catastrophe. Il hurlait, il ne voulait pas que l’eau touche ses oreilles. Je me suis placée à côté de Judith et j’ai mis mes deux mains sur les oreilles de Régis. Je lui ai promis que j’allais serrer de toutes mes forces. La mère de Judith était assise dans sa berceuse et répétait que cela n’avait pas de sens, qu’il faudrait le placer, qu’elle n’avait plus la force de garder un handicapé de vingt-cinq ans dans la maison. Elle était épuisée, et si ça continuait, elle allait en mourir. Ce n’était pas la première fois que je l’entendais se plaindre ainsi. J’ai pensé à Brigitte qui, elle, remerciait Dieu de lui avoir donné la petite Marie qui était resté sans marcher pendant dix ans. Brigitte disait que les handicapés servaient à nous sanctifier. Je savais que ça voulait dire que cela aidait à devenir saint. Les sœurs en parlaient souvent. Régis a fini par se calmer et la mère de Judith a pris une cigarette dans sa boîte et s’est allumée. Elle s’est calée dans sa chaise et a dit à Judith de mettre la serviette sur la corde. Nous avons peigné Régis en lui donnant le miroir à maquillage de Claire en lui répétant comment il était beau avec les cheveux propres. Madame Lavallée a crié de faire attention au miroir parce que si on le cassait, Claire allait nous tuer.

 

Judith était en train de laver la tête de Régis et je suis entrée pour l’aider. À chaque fois, c’était une catastrophe. Il hurlait, il ne voulait pas que l’eau touche ses oreilles. Je me suis placée à côté de Judith et j’ai mis mes deux mains sur les oreilles de Régis.
-J’vais serrer de toutes mes forces que je lui ai promis.
La mère de Judith était assise dans sa berceuse sans cesser de répéter : « Ça pas de sens, il faut le placer. J’t’épuisée. J’ai pu la force de garder un handicapé de vingt-cinq ans dans maison. Non mais, jt’assez épuisée. Si ça continue d’même, m’a en mourir. ».
Ce n’était pas la première fois que je l’entendais se plaindre ainsi.
J’ai pensé à Brigitte qui, elle, remerciait Dieu de lui avoir donné la petite Marie qui était resté sans marcher pendant dix ans. Brigitte disait que les handicapés servaient à nous sanctifier. Je savais que ça voulait dire que cela aidait à devenir saint. Les sœurs en parlaient souvent.
Régis a fini par se calmer et la mère de Judith a pris une cigarette dans sa boîte et s’est allumée.
Elle s’est calée dans sa chaise et a dit à Judith : « Mets la serviette sur la corde, là! »
-R’garde Régis comment t’es beau avec les cheveux propres que nous lui répétions, en lui donnant le miroir à maquillage de Claire, une fois que nous l’avons peigné.
-Faites attention au miroir, cria Madame Lavallée, si vous le brisez, Claire va vous tuer!


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