Des odeurs

7 04 2006

C’est en descendant de l’autobus que c’est arrivé.
Il y a à peine quinze minutes.
Je revenais de travailler.

J’ai traversé la rue, et ça sentait.
Oh oui, ça sentait.
Ça, c’est « Une Aube Qui Point« , pièce de théâtre monté en secondaire 5.
À plein nez que ça sentait!
Au même moment, mon lecteur MP3, sur shuffle évidemment, décide de faire jouer Nothing Else Matters.

Aïe, aïe, aïe!
Que de souvenirs!
Les bons comme les mauvais.
Les pleurs, les rires, les confidences, les bitcheries.

La première fois que nous sommes embarqués sur la scène.
L’engueulade monstre quand Louise nous a dit qu’elle ne suivait plus.
Les milliers de pratiques. Les centaines d’encouragements. Les dizaines de découragements.

Pendant cette flouée de souvenirs, James Hetfield criaient des phrases qui collaient parfaitement à la situation:
So Close No Matter How Far
Never Open Myself This Way
Everyday For Us Something New
Open Mind For A Different View
Forever Trusting Who We Are
Life Is Ours, We Live It Our Way
All These Words I Don’t Just Say
AND NOTHING ELSE MATTERS

Jamais une chanson n’a autant collé à ma réalité, et aux souvenirs.
Ouff, c’en était épeurant.

J’avais envie de crier les paroles dans la rue.
J’avais envie de te voir, Andy.
Pour les crier ensemble.

By the way, j’suis acceptée au cégep
de St-Laurent, en art dramatique.


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4 responses

8 04 2006
Andy

Y’a qu’avec toi que j’aime revenir sur ces souvenirs-là Mary. Y’a qu’avec toi que j’aime me rappeler de cette passion. De cette intensité. De tout ce que cette pièce-là a bouleversé, secoué dans nos vies.

Plus je vieillis, plus j’ai peur de perdre cette capacité-là, de rendre des évènements comme ça aussi importants. De me laisser pénétrer par une passion sans limite, et de m’y plonger, sans pudeur et sans peur. Parce que plus on vieillit, plus on se fait blesser par la vie, moins on a envie de lui offrir la possibilité de nous blesser.

Mais il ne faut pas oublier que lorsqu’on lui offre la possibilité de nous blesser, on lui offre aussi la possibilité de nous apporter une joie profonde. Une jouissance. Un cri où pendant un milième de seconde, on sent qu’on a atteint une infime partie du mot liberté.

C’est ça que notre processus théâtrale m’a apporté. C’est ça que je veux pas oublier. Le reste, c’est pas si important. Le reste, pour moi, ce sont des souvenirs magnifiques, certes, mais des moments qui appartiennent au passé. Par contre, ce ptit bout-là, ce cri sec qui a claqué dans mon coeur et dans le tien, lui il est important.

C’est le goût de la liberté La clef qui nous a ouvert mille portes. L’infini des portes de la vie.

On a chacune choisi de se lancer dans des voies différentes. Mais on a choisi de se lancer. Avec temps, avec prudence, mais avec confiance aussi.

Saute, et le filet apparaîtra.

Plongeons. :)

8 04 2006
Entre Ciel et Terre » Blog Archive » Cri

[…] Y’a qu’avec toi que j’aime revenir sur ces souvenirs-là Mary. Y’a qu’avec toi que j’aime me rappeler de cette passion. De cette intensité. De tout ce que cette pièce-là a bouleversé, secoué dans nos vies. […]

17 04 2006
gwenaelle

«Fuck les jeans qui pendent aux genoux.»

Et vive la nostalgie.

8 05 2006
Entre Ciel et Terre » Blog Archive » Cri

[…] Y’a qu’avec toi que j’aime revenir sur ces souvenirs-là Mary. Y’a qu’avec toi que j’aime me rappeler de cette passion. De cette intensité. De tout ce que cette pièce-là a bouleversé, secoué dans nos vies. […]

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