Anti-féminisme, vraiment?

8 04 2012

Que certaines femmes ne s’identifient pas comme féministe, je peux comprendre. J’ai longuement moi-même été une sexiste envers mon propre sexe. J’imagine que je mettais toutes les femmes (ou filles, à cette époque) dans le même panier. Que le maquillage, les potins et les bébés ne m’ont jamais attiré. Et j’ai fini par rencontrer des personnes de sexe féminin qui correspondait autant au stéréotype féminin que moi. C’est-à-dire, pas du tout. Tranquillement, j’ai compris que chaque femme, ou personne s’identifiant comme tel, vient avec des intérêts aussi divers que possible. Jamais un stéréotype ne peut arrêter une personne d’être. Personne ne peut être un stéréotype. Et tout doucement, sans m’en rendre compte, je suis devenue une féministe.

Récemment, alors que je me marchais avec un ami au beau milieu de la nuit, on remarque plusieurs jeunes femmes se promenant pieds nus dans la rue, car leurs talons hauts devait leur faire trop mal. Il me demande alors
-Comment font-elles pour marcher avec ça?
-Et de quelle façon, devrais-je savoir ça? lui répondis-je pointant mes souliers de skate
-Ah, mais t’es pas une femme, toi.

Ah, non? Et pourquoi donc? Parce que je ne porte pas de talons hauts? De maquillage? Que je n’ai pas le rêve de fonder une famille? Que j’aime regarder le sport à la télé? Que je sacre? Oh, au moins, j’aime cuisiner.

On peut ne pas s’identifier féministe. Mais vouloir retourner aux années 1950? Vouloir être une femme au foyer? Le désirer, même? Penser qu’il est vrai que les hommes sont supérieurs? Dénigrer les autres femmes? Ne pas se battre pour une égalité salariale? Un accès identique aux travail/études? Une lutte contre le viol? Une représentation juste dans les médias/le gouvernement/le monde du divertissement?

Ça me dépasse. Tout simplement.





Sans titre

3 11 2011

James, si par un hasard quelconque tu lis ceci, sache que j’ai voulu t’écrire un mail aujourd’hui. Et qu’il a rebondi. Autant hotmail que gmail.





Un-e voyageur-euse, être supérieur?

7 10 2011

La personne qui voyage, je remarque, est souvent placé sur un piédestal. Cette personne ose aller où l’autre n’ose même pas penser. Elle détruit son confort, à tout moment. Elle fait tout pour être déstabilisé. Cela en fait-il une meilleure personne? Un être supérieur?

Je sais très bien que non. J’essaie encore de croire que chaque être humain naissent libres et égaux.

Par contre, depuis que je suis partie du Québec pour l’Allemagne pour une durée probable d’un an, j’ai droit à des réactions qui me laissent plutôt perplexe. Mes ami-e-s du côté est de l’Océan Atlantique qui me jalousent et m’envient et mes (nouveaux) ami-e-s du côté ouest qui me disent que je suis awesome and they wish they could do the same. Can I add you on Facebook? What’s your Handy number?

Je crois qu’il y en a qui se laissent berner par nos rencontres éphémères…

Un voyageur, une voyageuse n’ait qu’un être humain qui a décidé de découvrir le monde, au détriment de d’autres choses. J’ai fait des choix. Ça ne fait pas de moi quelqu’un de mieux. Ça fait de moi quelqu’un.





Je suis en Allemagne

20 09 2011

C’est ici, que ça se passe.





HELL, YEAH!

24 07 2011


Which Hogwarts house will you be sorted into?





The Internet.

23 07 2011

« As far as I’m concerned, it’s the place to be »

-Hank Green, Vlogbrothers.





Vingtième jour : Une histoire construite avec cinquante phrases de dix mots.

9 06 2011

Le ciel était sombre et bas, rien d’inhabituel par ici. L’air était lourd, le souffle du meurtrier chaud.Il était impatient d’accomplir son acte, désireux d’agir.C’était son moment préféré, l’attente l’excitait toujours.Il l’a repéra rapidement au coin de la rue.Elle semblait l’attendre; il en était plus que satisfait.Un sourire se dessina sur son visage habituellement impassible.Il sorti tranquillement un couteau de sa poche, le soupesa.Il glissa ses doigts sur la lame pour la tester.Il l’empoigna fermement et se dirigea vers la fille.D’un pas décidé, il arriva rapidement à ses côtés.Sa respiration était profonde, rauque et lente mais calme.Il était maître de lui; il connaissait ses gestes par cœur.Il prit le temps de la détailler de derrière.Elle était vraiment jolie qu’il se dit.Mais ce n’est surtout pas la peine de s’attacher.Il se positionna rapidement derrière elle, et l’empoigna.Il lui mit le couteau sous la gorge.Et apposa sa main gantée sur sa bouche.Avant même qu’elle ai eu le temps d’ouvrir la bouche.Il profita du moment, le savoura, il adorait ça.Savoir sa victime à sa merci l’excitait en tout temps.Il aimait tellement être en contrôle que s’en était maladif.Ce n’est pas pour rien qu’il tue, n’est-ce pas!Son couteau glissa comme dans du beurre sur sa gorge.Le sang se mit à couler tranquillement sur le sol.Elle s’effondra presqu’instantanément ce qui le fit sourire.Il fit ensuite deux entailles dans chacun de ses poignets.Sans perdre son temps, il s’éloigna de la scène de crime.Pas trop rapidement, il ne faut pas avoir l’air suspect.Il connaissait son rôle par cœur et l’aimait.Il entra ensuite au troisième étage d’un immeuble.Il prit son temps pour se nettoyer et brûler son linge.Pour ne pas être aperçu, il sortit par derrière.Il se glissa par l’escalier de secours et emprunta la ruelle.C’est ce moment-là qu’il trouvait le plus dur.Il n’était plus en transe, la réalité reprenait le dessus.Il devait faire face à la réalité, l’implacable.Il la détestait, mais n’y pouvait rien.Car étrangement, il avait quand même un désir de vivre.Cette bête qui vivait en lui, qui le poussait à tuer.Elle voulait tellement exister et vivre, c’en était insupportable.Alors, il avait appris à coexister avec elle, pas le choix.Il n’était pas schizophrène et ne répondait pas à des « voix ».Il avait seulement le « mal » qui vivait à lui.Et qui se nourrissait de meurtres sordides (mais rapides). Il n’aimait pas faire souffrir, c’était contre sa nature. Mais oh qu’il aimait le pouvoir de tuer et de choisir. Ouais, choisir qui méritait de vivre selon lui. Pour lui, c’était ça le bonheur à l’état pur.








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